L'ART NOUVEAU ( 1880 - 1914 )
Lame de fond qui prend naissance en même temps dans toutes les capitales artistiques de l'Europe de l'Ouest et notamment Vienne, Paris et Barcelone; ce style va bousculer et renverser tout ce qui existait en décoration jusque là.
On lui donnera également la dénomination de style "NOUILLE" à cause de la répétition sur les baguettes de formes fines très végétales, la surabondance de fleurs, d'insectes ( papillons ), d'oiseaux ( paons ).
L'encadrement ne sera pas très présent dans les différentes applications du style et ce pour une bonne raison : ce style cannibalise facilement le sujet encadré. Ce n'est que dans l'école de Vienne que la conjonction se révèle heureuse entre le sujet et le cadre.
En France l'Impressionisme se marie mal avec ce style : la douceur des tons de la palette et le flou calculé des représentations figuratives s'accommodent mal de la complexité des baguettes.
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L'ART DECO ( 1910 - 1930 )
Avant de parler de ce style, il est important de signaler que pendant cette période, à cheval entre le style précédent et celui-ci que les peintres prennent la responsabilité d'encadrer eux-mêmes leurs oeuvres ou de donner des indications précises à l'encadreur ( le résultat n'est pas toujours du meilleur effet : à chacun son métier et sa créativité, le peintre ne possède pas toujours le recul nécessaire pour imaginer un cadre en parfaite adéquation avec son oeuvre ).
On remarque que l'ART DECO est un retour, encore une fois, à des styles antérieurs et notamment à l'EMPIRE et au NAPOLEON III.
On remet au goût du jour les couleurs foncées et tranchées avec des ors et des argents, des motifs ciselés mais simples.
Le Galuchat fait une entrée remarquée même en encadrement.
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LE CINQUANTE
Style pauvre, marqué par des baguettes rentrantes ( pentes en doucines ) peintes de vilaines façons dans des couleurs souvent "pisseuses"; cadres qui donnent la part belle à la Marie-Louise qui vient un peu enrichir la présentation.
La Marie-Louise est une baguette de bois qui se met souvent entre le cadre et une toile montée sur chassîs ou une oeuvre sur bois, elle est souvent recouverte d'une toile grise ou coquille d'oeuf que l'on appelle gros-grain ou ottaman. La Marie-Louise ne doit pas être confondue avec le "passe-partout" qui est une marge en carton, disposée dans un sous-verre, permettant de donner à un dessin, une gouache ou une aquarelle un dégagement suffisant pour en faciliter la lecture.
Le CINQUANTE ne restera pas dans les annales des canons esthétiques de l'encadrement.
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